Accusations inquiétantes au sein de la troupe Rosas
Une enquête journalistique récente a jeté une ombre sur Anne Teresa De Keersmaeker, chorégraphe belge et fondatrice de la compagnie Rosas. Selon des témoignages, la directrice artistique aurait adopté des comportements de « violence psychologique » envers ses danseurs.
Le quotidien De Standaard rapporte que des membres de la troupe décrivent un environnement de travail toxique, marqué par des remarques blessantes et un leadership imprévisible. Ces déclarations proviennent d’une vingtaine de membres actuels et anciens, majoritairement anonymes.
Le rapport dévastateur de la médiatrice
Le point de départ de cette affaire remonte à un rapport de 2022 rédigé par Aline Bauwens, experte en relations de travail. Elle a été sollicitée après que 24 membres de la troupe se sont plaints de l’attitude excessive de De Keersmaeker, malgré une certaine fierté de collaborer avec une icône de la danse.
Suite à ce rapport, des changements significatifs ont eu lieu au sein de la compagnie : huit danseurs ont quitté la troupe et plusieurs hauts responsables ont démissionné ou ont été évincés, illustrant un malaise profond au sein de l’organisation.
Des incidents troublants et des démissions
Les collaborateurs de Rosas ont partagé des incidents spécifiques, y compris le déni des mesures sanitaires pendant la pandémie de Covid-19, ce qui aurait mis en danger la santé des danseurs. Hans Galle, ancien responsable des relations presse, a même évoqué des confrontations directes avec la chorégraphe, qui continuent de le hanter.
En plus de ces tensions internes, le rythme exigeant de la troupe, avec jusqu’à 271 représentations par an, a été pointé du doigt comme un facteur de stress supplémentaire pour les danseurs, exacerbant les conditions déjà difficiles.
- Les témoignages décrivent un « climat de peur » au sein de la compagnie.
- Des critiques sur le physique et la voix des danseurs ont été fréquemment mentionnées.
- La propagation du virus a été attribuée, selon De Keersmaeker, à un complot, minimisant les risques réels pour les membres de sa troupe.
Cette situation met en lumière les défis complexes auxquels sont confrontés les artistes dans les environnements de haute performance. L’affaire soulève également des questions sur la responsabilité des leaders culturels envers leur personnel et la manière dont ils gèrent la pression et les attentes élevées. Avec des accusations aussi graves, l’impact sur la réputation de De Keersmaeker et de sa compagnie pourrait être durable, et il est crucial que des mesures soient prises pour assurer un environnement de travail plus sain et plus respectueux pour tous les artistes.