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À Avignon, Angelica Liddell explore la confrontation avec la mort : entre peur et admiration

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Une réinvention sur scène

Angelica Liddell, connue pour son théâtre provocateur et émotionnellement intense, a récemment captivé le public d’Avignon avec son œuvre « Dämon. El funeral de Bergman ». Ce spectacle, joué dans la majestueuse Cour d’honneur du Palais des Papes, est une méditation profonde sur la mort et la mémoire, inspirée par Ingmar Bergman lui-même.

La pièce est née d’une connexion personnelle profonde avec Bergman, établie lors de répétitions à Stockholm, dans le théâtre autrefois dirigé par le cinéaste. Liddell y décrit une expérience transcendante, où le spectre de Bergman lui-même semble imprégner chaque recoin, influençant profondément sa création.

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Le théâtre comme lieu de métamorphose

L’artiste espagnole aborde le théâtre non seulement comme un lieu de performance mais aussi comme un espace sacré où elle peut affronter ses propres démons et ceux de ses idoles. Pour Liddell, la scène devient un lieu de mort symbolique et de résurrection personnelle, où elle peut « se suicider » artistiquement pour ensuite se reconstruire.

Chaque représentation est pour elle l’occasion de transcender la peur et la lâcheté de la vie quotidienne. Cela lui permet de prendre des risques et de se livrer à une folie contrôlée, où la destruction devient un moyen de défendre et de réfléchir sur l’art.

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Une confrontation avec la mortalité

La pièce « Dämon. El funeral de Bergman » n’est pas seulement un hommage à un réalisateur légendaire, mais aussi une exploration de la mortalité et de la perte. Liddell utilise le spectacle pour traiter la disparition de ses parents et son propre désir de disparaître, symbolisant ainsi ses funérailles personnelles et celles de Bergman.

Cette création théâtrale reflète une quête de compréhension de la peur de la mort et de la vie elle-même. En incarnant la mort sur scène, Liddell cherche à accepter et à embrasser l’inévitable, trouvant ainsi un chemin vers la compassion et la rédemption personnelle.

  • Le théâtre comme catharsis personnelle et artistique.
  • La connexion profonde avec les démons de Bergman et la façon dont ils influencent l’œuvre de Liddell.
  • La mort et la renaissance comme thèmes centraux du spectacle.

Angelica Liddell, en mêlant sa vie aux thèmes universels de la perte et de la mort, offre au public une expérience théâtrale unique, profondément personnelle mais universellement resonante. Son courage de mettre en scène ces aspects sombres de l’existence humaine continue de fasciner et d’émouvoir les spectateurs autour du monde. À travers ses œuvres, elle invite chacun à affronter ses propres peurs et à trouver une forme de beauté et de vérité dans les aspects les plus sombres de la vie.

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