Une initiative audacieuse au cœur des Alpes
À Grenoble, connue pour ses montagnes et ses innovations, des chercheurs de l’Institut Néel ont pris une décision surprenante. Ils ont choisi de réduire progressivement leur budget de recherche. Pourquoi ? Pour explorer de nouvelles manières de contribuer à la durabilité tout en continuant leurs travaux scientifiques.
Leur projet, soutenu par une subvention récente du CNRS, vise à organiser un atelier pour discuter des détails de leur plan. Leur objectif est ambitieux : réduire leur budget de 10% chaque année pendant quatre à cinq ans, sans impacter la qualité de leur recherche. Cette initiative intervient dans un contexte où des protections contre le bioterrorisme prises en défaut soulignent l’importance de financements innovants pour garantir la sécurité et la durabilité des recherches futures.
Le défi de la décroissance volontaire
Philippe-Emmanuel Roche, physicien et l’un des initiateurs du projet, explique qu’ils préfèrent viser la sobriété plutôt que la décroissance pure. Cette nuance est cruciale. Ils ne cherchent pas simplement à moins dépenser, mais à optimiser chaque euro pour qu’il serve au mieux leurs objectifs de recherche et d’impact environnemental. Pour en savoir plus sur la fusion entre différents domaines du savoir, visitez quand la littérature rencontre la science : découvrez huit dialogues captivants entre écrivains et chercheurs.
Cette démarche est d’autant plus pertinente que l’empreinte environnementale des activités de recherche est dominée par les achats de matériel et d’équipement. À l’Institut Néel, ces achats représentent plus de la moitié de leur empreinte carbone. Modifier cette pratique est donc un enjeu majeur.
Repenser le financement de la recherche
Le côté subversif de leur proposition réside dans leur demande aux institutions de tutelle : exempter le groupe de la nécessité de répondre à des appels d’offres traditionnels. Cela pourrait permettre une plus grande liberté dans la gestion des ressources et favoriser des pratiques plus durables.
Les chercheurs espèrent que leur initiative, en commençant avec quelques dizaines de volontaires, s’étendra et inspirera d’autres instituts et disciplines. Leur but ultime est de prouver qu’une autre forme de recherche est possible, une recherche respectueuse des contraintes environnementales de notre époque. En lien avec cela, il est crucial de comprendre les implications de technologies émergentes, notamment pourquoi les « hallucinations » des ia comme chatgpt ou gemini devraient nous faire réfléchir : découvrez les enjeux cachés.
- Un budget restreint peut-il vraiment changer la donne ?
- Peut-on faire de la recherche de haut niveau avec moins de ressources ?
- Les autres instituts suivront-ils cet exemple audacieux ?
Au-delà de l’économie de ressources, cette expérience à Grenoble pourrait devenir un modèle pour les institutions scientifiques du monde entier. En cette période de crise climatique, la réduction de l’empreinte carbone de la recherche n’est plus une option, mais une nécessité. Les yeux sont désormais tournés vers l’Institut Néel pour voir jusqu’où leur initiative peut aller.