La Commission européenne a exigé des informations des plateformes chinoises Temu et Shein. Ces demandes visent à vérifier leur conformité avec les règles de l’UE en matière de protection des consommateurs, y compris les mineurs.
Mesures contre les produits illégaux et interfaces trompeuses
Bruxelles a demandé aux plateformes d’expliquer les mesures mises en place pour permettre le signalement des produits illégaux. La Commission s’interroge également sur les « dark patterns » utilisés pour manipuler le comportement des utilisateurs.
Ces questions portent sur la protection des mineurs et la transparence des recommandations de produits. La traçabilité des vendeurs sur ces sites est aussi un point clé, car elle est cruciale pour la sécurité des consommateurs.
Première étape d’une possible enquête formelle
La demande d’informations ne constitue pas encore une mise en cause officielle. Cependant, elle représente une étape initiale qui pourrait mener à une enquête formelle et éventuellement à des sanctions financières.
Shein et Temu ont été ajoutés à la liste des grandes plateformes numériques sous surveillance de la Commission européenne. Cette liste comprend 24 géants du numérique, soumis à des contrôles renforcés sous le DSA.
Plaintes des associations de consommateurs
En mai, des associations européennes de consommateurs ont déposé une plainte contre Temu. Elles accusent la plateforme d’utiliser des interfaces trompeuses pour inciter les consommateurs à dépenser davantage.
Shein, fondée en 2012, est critiquée pour ses impacts sociaux et environnementaux. Temu, lancée en 2015, suit une stratégie de prix cassés pour s’imposer en Europe.
Pour résumer les principales préoccupations de la Commission européenne :
- Signalement des produits illégaux
- Utilisation des « dark patterns »
- Protection des mineurs
- Transparence des recommandations
- Traçabilité des vendeurs